L’homme du mois : Alain BAREAU

 In Interview

ALAIN BAREAU

 Compétiteur « open » et mi-distance

 

 

Petite présentation d’usage, Alain Bareau qui es tu ?

J’ai 46 ans depuis le 28 août et cela fait 24 ans que je pratique le mushing. Un vieux quoi… !

Ce qui me caractérise le plus en tant que musher c’est l’amour et l’attention que je porte à mes chiens. Avec eux, c’est à la vie à la mort. Ce sont eux la priorité. J’ai l’impression que la compétition c’est 10% de mon mushing, même si on passe beaucoup de temps à se préparer. Le temps passé avec les chiens à la maison c’est tout le reste…. Un univers !!!

Je fais partie d’une association de défense des lévriers galgos (Lévriers sans frontière) et je suis extrêmement sensible sur le sujet de la protection animale depuis quelques années.

Je suis végétarien. Et je pense que non, un animal, cela ne se mange pas…

A chacun sa folie… !

J’habite dans la Brenne, pays des milles étangs, un parc naturel. J’ai des pistes magnifiques et sauvages pour m’entraîner et je n’échangerai pas celles-ci pour rien au monde. J’ai une femme et deux filles supers, un club Breton (le Keremma) où les gens sont plus que gentils, des amis fidèles, et un métier qui me permet d’entrainer les chiens sans trop de soucis. Cela semble équilibré !

Je suis malgré tout un antisocial et je vis très isolé. Il n’y a rien autour de chez moi et c’est tant mieux. J’ai un gros souci de communication, et souvent les gens ne comprennent pas quand je parle…ou s’imaginent que j’exprime autre chose que ce que je dis…. Ce problème est réel et m’a conduit à de nombreuses ruptures que cela soit personnelles ou professionnelles. Il est aujourd’hui de plus en plus difficile d’obtenir mon amitié, car j’attends beaucoup trop en retour quand je la donne et je fus trop souvent déçu.

Je suis un homme entier, engagé, et sincère. J’ai une énergie débordante et je ne sais pas m’arrêter. Je suis un hypersensible et il est très facile de me faire pleurer (surtout si on me fait regarder un Walt Disney). On m’appelle souvent aussi « Gros Poil », un personnage issu d’un scénario de jeu de rôle, et cela  m’est resté.

Gros Poil, soit on l’aime, soit on le déteste, mais il semble qu’il ne laisse personne indifférent !

Comment as-tu découvert le mushing ?

Il n’y a pas beaucoup de magie dans ma réponse. Elle est toute bête, comme pour beaucoup d’entre nous j’imagine…

J’ai un jour obtenu le premier livre d’une collection des éditions Atlas, sur les chiens, et par ordre alphabétique…

L’Alaskan Malamute, une race qui m’était alors inconnue, m’est alors apparue comme le chien de mes rêves, l’article ayant été écrit de telle manière, qu’il donnait l’impression de pouvoir posséder un loup à la maison.

Je suis de ceux, à l’ancienne, que le mushing renvoyait à Jack London, les grands espaces et les feux de camp. J’ai donc obtenu mon premier chien en 1994, dans un élevage de Touraine aujourd’hui disparu. L’éleveur m’avait fait faire un tour de kart et… ma vie aurait été bien différente si ce jour-là n’avait pas existé.

Pourquoi avoir choisi ce sport ?

Encore une fois, c’est l’amour et la passion du chien qui m’habite, et ce depuis toujours.

Une activité qui permet à la fois de partager des choses avec ses animaux, se dépasser en compétition, mais aussi se retrouver seul dans la nature, était faite pour moi.

As-tu commencé directement par la compétition ?

J’ai commencé directement par la compétition. J’ai débuté en 1995 en catégorie vélo 1 chien, avec mon malamute.

Il faut se replacer dans le contexte, car à l’époque, le dryland, c’était par exemple, l’Eurotrophée Performance, à la FFPTC, qui accueillait un nombre très important de compétiteurs. J’étais extrêmement naïf est persuadé que la lumière de ma vie allait être bien plus rapide que tous les autres chiens. J’ai bien vite déchanté. J’étais très mal entouré et très mal conseillé. Le démarrage fut très très long. J’ai perdu beaucoup d’années.

Je dis souvent il faut faire la différence entre expérience et ancienneté. Etre le handler de Robert Sorlie un hiver permet certainement d’acquérir un bagage d’expérience conséquent dans un temps très court, alors que faire le même rituel d’entrainements inadaptés tous les ans, en fréquentant toujours les mêmes tocards, permet de faire le même mushing médiocre, pendant 20 ans. Je n’y ai pas échappé et cela m’a pris un peu de temps avant de rencontrer des bonnes personnes, capable de me faire progresser.

Le démon de la compétition a toujours été très présent en moi. Je suis un compétiteur c’est vrai. J’ai eu mes heures de gloire (toujours à replacer dans un contexte d’ailleurs). Je m’en suis aujourd’hui beaucoup détaché. Je suis content quand je fais une perf. Mais il n’y a plus mort d’homme quand je réalise que je ne suis pas dieu.

Tu fais partie de ces mushers qui ont eu plusieurs «vie» dans ce sport et surtout différents types de chiens peux-tu nous expliquer ce qui a motivé ces choix ?

Voilà une question qu’elle est bonne !

Alors une chose est très claire, et si je dois répondre de façon honnête, si cela devait être à refaire, et bien…. Je prendrais des hounds immédiatement et dès le début. J’ai commencé avec des gros nounours, et ce fut le hasard. J’ai rêvé de vitesse et de performance, et je n’ai jamais fait des choix qui me conviennent vraiment jusqu’à maintenant.

Entendons-nous bien. Tous les chiens qui ont vécu avec moi, je les ai tous aimés tendrement. Aucun chien n’a jamais été replacé nulle part, les bons comme les mauvais, les gentils comme les méchants (et il y en a eu des casse-pieds !). J’ai d’ailleurs toujours su attendre que mes chiens soient à l’âge de la retraite avant d’attaquer un autre projet afin de ne pas les « oublier » et les laisser sur le carreau.

Or, j’ai toujours eu un train de retard. Je me pose toujours dix mille questions, et je réfléchis toujours beaucoup. Et je ne sais pas pourquoi, mes choix ne sont pas souvent les bons. Je fus très influençable, et cela ne fait si longtemps que je m’estime autonome dans mes choix.

Pour les décisions quant aux races de chiens, il est évident, pour le coup que c’est la compétition qui a toujours guidée mes pas.

Si je ne faisais que de la randonnée, il est probable que j’aurais de l’Alaskan typé Nordique aujourd’hui ou peut-être même encore des Groenlandais !

En compétition, il faut aller le plus vite possible, c’est le jeu. Alors j’ai cherché des chiens toujours de plus en plus rapides. J’ai attaqué avec un attelage composé d’un malamute, un samoyède et deux groenlandais, mais je suis bien vite passé au tout-groenlandais pour gagner les courses. Je fus heureux de faire du sprint avec un tel attelage car à l’époque il y avait de la concurrence. Ce sont des années inoubliables où j’ai totalement vibré avec eux. Mais tout a une fin. Et quand on voit aujourd’hui certains Championnat « du monde » où ils ne sont que deux par catégories… je ne regrette pas mes choix aujourd’hui.

J’ai donc ensuite pris la décision de passer aux Huskies de Sibéries, pour aller plus vite d’une part, mais aussi pour aller chercher d’avantages de concurrents, car encore une fois, gagner tout seul, c’est pas vraiment une gloire… A l’époque, licencié dans la fédération fermée, avais-je d’autres choix, les Alaskan ou autre braque étant le mal incarné ? J’ai fait des choses avec mes braves Sibériens. J’ai même été plusieurs fois champion de France en Sprint.

Alors pourquoi cette nouvelle décision ? Pourquoi passer aux hounds aujourd’hui ?

L’élément qui a dicté mes choix est la mascarade totale qui existe aujourd’hui chez le husky à papier. Le husky de compétition d’aujourd’hui n’est plus le même qu’il y a dix ans, ce dernier n’étant déjà plus le même que son prédécesseur 10 ans encore avant. Aujourd’hui, beaucoup de compétiteurs en Sibérien en sont conscients et acceptent cela. D’autres continuent à se mentir et se persuadent qu’ils possèdent des chiens dans le standard.

Pour moi, cela prend une telle proportion grotesque, que le passage aux hounds fut un moyen de se dédouaner de tout ce bazar. Mais pas seulement.

Nous faisons partie d’une fédération de SPORT, et pas une fédération dépendant du ministère de l’agriculture. Pour ceux qui pratiquent la compétition, il est donc des plus normal d’aller rechercher un type de chien spécialement fait pour faire du sport.

Je vais certainement en choquer beaucoup mais j’émets aujourd’hui de gros doutes quant au fait de s’acharner à vouloir faire courir des malamutes ou des samoyèdes, sous prétexte qu’ils font parties  « des 4 races de chiens de traineau ». J’estime tout à fait pouvoir me permettre d’avancer cela puisque j’ai une grosse expérience en la matière et pas seulement de l’ancienneté.

Il est clair que je suis capable d’amener à haut niveau un attelage de Groenlandais, ou autres gros machins, chose qui n’est pas aisé, puisque ces chiens ne sont pas prévus pour courir trop vite. Je ne suis pas certains aujourd’hui qu’une préparation à la compétition en tant que telle, la poignée en coin, soit d’une éclate totale pour eux.

Encore une fois, je parle de compétition.

Tous les randonneurs, possesseurs de gros nounours,  peuvent continuer à aligner les kilomètres, et prendre du plaisir, s’ils respectent les capacités de leurs chiens. Un raid d’une centaine de kilomètres ne ferait pas peur à certains groenlandais que je connais bien, si on leur demande de le réaliser avec sagesse en respectant leurs rythmes et leurs capacités.

On s’aperçoit d’ailleurs que les attelages suédois avec ce genre de chiens, deviennent de plus en plus light, et que certains éleveurs illustres finissent à un moment ou à un autre par passer à l’Alaskan. Il n’y a rien de choquant ni d’étonnant là-dedans, car les compétiteurs en recherche de performance tendent avec le temps vers des chiens mieux conçus pour la course… Avec les sibériens à papiers d’aujourd’hui, on se rapproche de l’Alaskan husky, ce qui est donc désespérément logique. D’une manière éthique il est nettement préférable de faire courir ce type de chiens à toute vitesse que des Show-Dogs tout cubique, qui vont souffrir sur la piste, et qui pourtant seraient plus dans le standard.

Pour revenir à mon choix de hounds, je fais de la mi-distance. J’ai donc été chercher un type de chien totalement spécifique à cette distance. Et jamais comme jamais je ne me suis fait autant plaisir, d’une part pour la performance, mais surtout…. par rapport au fait que j’ai le sentiment d’avoir des chiens spécialement conçus pour cela, qui volent sur la piste avec presque aucun effort. Il faut cependant oublier les bivouacs en extérieur par -30°, mais on ne peut pas tout avoir. Pour une fois, j’estime avoir fait le bon choix en relation avec mon projet de toujours. Et j’ai mis plus de 20 ans à comprendre tout cela et à aboutir à un équilibre parfait Homme/Chien, car en plus ils sont rigolos, proches et attachants, le nordique imprimant une distance à son maître.

Jusqu’à ce jour, quel a été ton plus beau moment avec tes chiens et lequel d’entre eux a le plus marqué ta vie ?

Il est difficile de choisir qu’elle pourrait être le plus beau moment avec mes chiens, il y en a tellement…

Je vais parler de ma toute première victoire au Championnat National FFPTC en 1999 à Megève, avec mon attelage tout bancal, composé d’un malamute, de deux groenlandais et d’un samoyède en leader. Je n’étais absolument personne. Je n’y croyais pas moi-même à un tel point que je m’étais même demandé si je ne m’étais pas trompé de piste à la première manche à la réception des résultats…. La deuxième manche fut très éprouvante et j’ai même amélioré mon temps. J’ai beaucoup pleuré ce jour-là et c’est véritablement mon plus beau souvenir de course.

En effet, c’était la première fois, et à cette époque il y avait 200 attelages présents à Megève. Ce souvenir est extrêmement fort, car il n’est entaché par rien.

Il est pur, frais et limpide. Il restera pour moi un vrai grand moment de sport et d’émotion, avec des adversaires, un chrono et de la pression. Cette victoire était tellement improbable et impossible, et mes amis de l’époque tellement surpris, que tout avait pris une proportion énorme d’allégresse. J’en ai eu d’autres des victoires, mais aucune n’ont eu cette saveur candide du débutant.

Makkalik, était une groenlandaise, qui a d’ailleurs participé à cette victoire et qui fut présente pour toutes les autres. Elle fut ma meilleure leader et savait tour faire. Elle était sauvage et très particulière. Elle n’aimait pas les caresses plus que ça et avait une intelligence redoutable. Cette hirondelle a fait le printemps à la maison et fut dans toutes mes jeunes aventures. Elle a porté Myriam très loin, et on pouvait lui faire confiance pour tout. Elle s’est éteinte à 16 ans, il y a longtemps maintenant. Elle restera l’un des chiens qui nous a le plus marqué et que nous avons le plus aimé.

Quels sont tes objectifs cette saison et sur quelles manifestations pourra-t-on te retrouver ?

L’objectif de la saison est le Championnat du Monde IFSS à Bessans. Je souhaite ardemment y participer pour deux raisons.

La première c’est qu’un tel championnat organisé en France est un événement que beaucoup attendent depuis longtemps, et comme je suis tout de même un habitué de ces rencontres, je n’imagine même pas ne pas faire partie de la fête !!!

La deuxième, c’est que c’est l’équipe de la Lekkarod qui est à l’organisation. Cela veut dire retrouver des gens que j’aime, sérieux, efficaces et sympathiques.

La piste de Bessans est l’un des plus beaux endroits au monde pour pratiquer notre sport et encore une fois, je vous promets de bien travailler pour pouvoir en être. On pourra donc me retrouver à coup sûr à la Valgaude, course sélective pour ce Championnat.

Pour voir plus loin, l’objectif absolu que je me suis fixé, c’est la Norway Trail 2020. J’ai cru pouvoir y aller en 2018, mais des soucis financiers liés à la santé de ma chienne de tête m’en ont empêché. Et je dirais qu’heureusement que je n’y suis pas monté, car pas encore prêt. Il était fortement présomptueux de penser pouvoir réaliser cette course avec un tout jeune attelage, dès la première année. J’ai participé à l’Alpentrail et au Trophée Lekkarod à Bessans, et cela m’a permis de réaliser qu’effectuer une course à étape avec un pool de 7 pour courir en 6, c’était bien trop difficile pour les chiens. En tout cas, bien trop difficile pour moi, et l’idée que je me fais de la préservation de mes animaux.

En 2020, j’aurais un pool de 12, et cela ne sera plus la même musique. J’aurais la possibilité de sortir 4 chiens à chaque manche, et je pourrais préserver chacun de la fatigue. Aujourd’hui, je ne peux concevoir les choses autrement  et je me refuse de prendre le départ, dans mon propre intérêt, aux détriments de mes amis à 4 pattes.

Cette saison 2019 sera donc une saison de transition, mon objectif final étant désormais les grandes courses à étapes de type Alpentrail, Norwaytrail ou Lekkarod, et je ne conçois pas de les réaliser avec 6 chiens.

Je te laisse le mot de la fin, pas de question précise, juste une place pour t’exprimer sur un sujet qui te tient à cœur.

J’ai déjà beaucoup parlé et je ne sais pas si je peux à nouveau partir dans une nouvelle envolée lyrique.

C’est dangereux de me laisser la parole en open-bar. On dit souvent que je n’ai pas de finesse, ou tout du moins pas de filtre et que comme je dis tout haut ce que certains pensent tout bas, je fâche plein de gens.

En même temps, c’est moi l’homme du mois, n’est-il pas ? Je ferais donc honneur à cette tribune, tout en étant très reconnaissant envers ma super coupine Mag de me donner la parole aussi librement.

De 2011 à 2015, j’ai fréquenté le monde de la randonnée, car j’avais mis la compétition en stand-by. J’ai découvert que des gens faisaient plus de 1000 kms par an avec leurs chiens, sans faire de compétition, juste pour le plaisir. J’ai redécouvert le plaisir simple d’être « juste » avec les chiens, sans autre raison ni aucun objectif particulier. Je respecte profondément tous ces gens-là, et je n’ai qu’une envie, c’est d’être à la Toussaint pour faire la Randonnée de Payolle pour retrouver tous ceux qui ont la même philosophie que moi.

Cette philosophie, c’est d’aimer ses chiens, en prendre soin, garder tous ses vieux et leur réserver une place à part sur le canapé du camping-car. Car l’envers du décor n’est parfois pas bien beau dans le domaine de la compétition. Personne n’en parle jamais ouvertement, c’est le sujet qui fâche, où alors, en aparté, le soir dans les caravanes. Pourtant « le brassage » des chiens, c’est très courant. On parle de « replacer » son chien, cela fait plus sobre. Il y a toujours de très bonnes raisons, et toujours dans l’intérêt du chien, bien évidemment.

Pour ma part, je ne peux pas lutter contre les galgeros en Espagne et faire partie d’une association de protection animale, et cautionner de tels comportements.

Je suis à moitié Vegan sur les bords, et il est vrai que de telles positions, viennent enquiquiner les gens, et bousculer les petites habitudes.

Il irrite le Gros Poil.

Qu’il aille bouffer sa laitue et chialer devant Bambi, ce malade, et qu’il nous laisse nous débarrasser de nos chiens dont on ne veut plus (pour en prendre d’autres d’ailleurs).

Faire de la provocation à outrance ne m’aidera certainement pas à être écouté. En revanche, il y a des faits d’actualité récents qui devraient peut-être faire réfléchir. Il n’y a pas de doute, le mouvement Vegan s’intensifie, et parmi ceux-là, il y a désormais un paquet d’activistes, qui vont jusqu’à caillasser les boucheries. J’ai été témoin, dans le cadre de mon boulot, de vol de chien dans des jardins, de la part d’associations qui s’introduisent illégalement chez les gens, et capturent les animaux qu’ils jugent maltraités. Comme toujours, il y a un effet balancier, où nous sommes face à des vrais barjos, prêt à tout.

Là où je veux en venir, c’est qu’en ce moment des huskies de travail ont été saisis et se retrouvent à la SPA dans le 67.

Et là, il y a un tôlé général dans le monde du mushing, car les chiens ne sont pas disponibles à l’adoption pour des mushers. Bon nombre ont appelé et étaient prêt à faire de la route pour venir les adopter et la réponse fut négative de la part de la SPA. Grosse indignation dans notre monde de mushers, si immaculé.

Ce que moi j’y vois, c’est simplement l’affrontement de deux mondes, dont l’un et la protection animale qui n’entend pas faire retourner au chenil des chiens qu’ils estiment avoir « sauvés ».

Au lieu de s’indigner, il faudrait peut-être à un moment donné se poser de vraies questions. Il n’y a pas de fumée sans feu.

On ne pourra peut-être plus continuer à traiter nos compagnons de mushing comme si c’étaient des pièces de rechanges de mobylettes sans que l’opinion publique ne change envers nous.

A quand le blocage d’un Mass-Start par des activistes Vegan ? Ce n’est peut-être pas si impossible.

Pour finir, je dirais que le but de ce dernier mot, n’est pas une volonté d’embêter les gens, ni de me rendre intéressant. C’est une tentative de faire prendre conscience à ceux qui aiment leur chiens (pour les autres je n’ai que mépris), que le mushing en France est entre leur mains, et que certaines choses se font et peut-être que d’autres non.

Alain Bareau

Un grand merci Alain pour cette tranche de vie partagée et nous te souhaitons le meilleur pour cette nouvelle saison.

Interview réalisée par Magali Michon-Langlois : Chargé de communication Dryland FFST

 

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